Bonnes feuilles
Des bonnes feuilles seront envoyées à ceux qui en feront la demande
https://drive.google.com/file/d/1wqiJgAo_EW3l9M76knhSAuAeqhUzw-f5/view?usp=sharing
Pour calmer l’impatience de ceux qui voudraient lire mon livre « Louvain-la-Neuve au temps des pionniers. Nos utopies réalisables des années 70 », je mets en lecture quelques bonnes feuilles provisoires. En attendant des commentaires, des corrections, des compléments. À mon adresse mail « paulthielen@gmail.com ».
Diffusion restreinte.
LOUVAIN-LA-NEUVE 1972
LE TOUR DU BLOC
Les premières années de la ville, l’animation se concentre autour de la place Galilée qui a donné son nom au quartier historique et à ses pôles de vie quotidienne : le restaurant Galilée et les boîtes postales. C’est le moment de découvrir cet espace, le temps de faire le tour du bloc, et du quartier.
Selon les archives de la commission de toponymie, la Place, et par extension le quartier, doivent leur nom au « Cercle Galilée » association vouée à la culture scientifique, qui vient s’y installer. Le bas de la Place doit être circonscrit par trois maisons communautaires de services : le CIEE, entre l’avenue Lemaître et la rue des Wallons (en 2020 le bâtiment de l’AGL), le Maphys (Maison des Sciences) entre la rue des Wallons et la ruelle Saint-Eloi, et la Maison Galilée (Univers-Santé actuellement), entre la ruelle Saint-Eloi et la ruelle du Pont-Neuf actuelle s’élargissant dans la Place des Paniers. Quatre coulées qui permettront d’évacuer le quartier des Sciences vers la vallée de la Malaise et la future dalle du Centre-Ville.
Le cœur de l’animation des premières années est le Maphys, comme MAths-PHYSique. Une des 6 maisons communautaires de la première phase est primitivement attribuée à la Maison des Sciences qui à Leuven rassemble tous les étudiants de la Faculté. Mais l’approche du déménagement provoque une sécession. Biologie, Chimie, Géologie, Géographie ne sont pas dans le fourgon de la première année, et déjà à Leuven leurs auditoires sont dispersés à l’intérieur des remparts, alors que les Maths-Physiques se retrouvent très souvent sur le campus d’Heverlee, au sud de la ville. Séparation entre les sciences salissantes et les sciences proprettes ? Non bien sûr. Et ce ne sera que provisoire, et il est prévu qu’à l’arrivée des autres disciplines les maths-physique devront céder la maison. Un provisoire qui durera des dizaines d’années. Les petits cercles de Sciences se logeront ailleurs, jusqu’à ce que l’UCL force le regroupement afin de ne pas continuer à disperser des subsides.
Partons de la Place Galilée. Trois maisons communautaires de services, le CIEE, le Maphys et la Maison Galilée. Le Maphys joue un rôle essentiel dans le lancement de l’animation urbaine. Sa salle est le lieu de la fête, des soirées dansantes et de la première Saint-Nicolas (dont une des filles Lebrun a identifié les yeux bleus). L’atelier de confection de publications dont La Bulle ancêtre d’AH Info. Un espace de réunion. Et un bar dans la tradition commune des cercles étudiants de l’UCL. Beaucoup moins centré sur la bière qu’au 3e millénaire.
Philippe Bruyère, Philippe Dubreucq, et quelques autres ont passé beaucoup de temps à préparer le déménagement et y consacreront un temps considérable.
À l’étage une communauté étudiante avec sa vie propre, sa cuisine, ses repas. Plus haut des appartements pour jeunes couples membres du personnel UCL. André et Annick Vekemans-Lambert. Jacques et Bethy Steyaert-Struiven, … et bientôt Gaston Mvubi, Michel Ledent… [à vérfier]. Étudiants et chercheurs-enseignants occupent la même maison.
L’architecte Émile José Fettweis signe le Maphys-Maison des Sciences tout comme le CIEE (Cercle International des Étudiants Étrangers) sur la même Place. Une singularité : balcons et avancées en forme de boîtes-à-lettres. Des vitres supérieures difficiles à nettoyer, des chambres parfois glaciales, seuls quelques centimètres de béton protègent du grand air de la place.
Le CIEE avait connu ses années de gloire à Louvain. Son café d’après le repas de midi était célèbre dans le monde entier. Des étudiants de nombreux pays, Leuven était déjà une ville assez cosmopolite, et des espions des dictatures régnantes (dont la sinistre Pide). Des services, des initiatives politiques, le souvenir de la grève de la faim de 1970, … on espérait que le feu allait reprendre sur le terrain wallon.
En passant entre les deux grandes maisons communautaires de services, Maphys et CIEE, on entre par le haut dans la Rue des Wallons, qui va devenir l’axe piéton principal Est-Ouest entre les zones d’enseignement et de recherche du « haut de la ville », et le futur centre d’une « ville sur dalle ». On descend de plusieurs dizaines de mètres pour rejoindre le fond de la vallée du peu visible ruisseau Malaise.
En octobre 1972 le petit bout de rue déjà construit n’a que 90 mètres de long (moins d’un terrain de football). Une voie pavée de carrés blancs, des galeries latérales couvertes. Des jeux de murets, de marches, de rampes contournant les escaliers pour faciliter le passage de petits véhicules à roue.
Tous les enfants qui découvrent ces petites constructions les testent. « Coucou papa ! Je peux sauter Maman ? » Des murs à traverser, une courte expérience de passe-muraille à travers les trouées ménagées dans le béton coulé.
Les bâtiments du haut de la rue, le Maphys et le CIEE, sont unis par une lourde passerelle, à laquelle mène un pesant escalier qui pourtant le soir semble emporter vers les étoiles.
Sur ces 90 mètres de la rue des Wallons de 1972 doivent se concentrer l’essentiel des fonctions de démarrage d’une ville nouvelle. Enchâssé dans le Maphys, un commerce de tabac et d’articles pour fumeur ! Vraiment une urgence ? Sur moins de 100 mètres deux banques (la CGER antique Caisse Générale d’Épargne et de Retraite, la SGB Société Générale de Banque) et rapidement une 3e, la BBL, Banque Bruxelles Lambert, qui ne veut pas prendre trop de retard dans la cueillette de jeunes clients… La Rue des Wallons prend vite le surnom de Wall street. On y simulera même une attaque de diligence (avec les quatre frères Dalton-Piette).
L’entrée latérale du Maphys se trouve dans le haut de la rue des Wallons. Une grande terrasse où le curieux de 2020 découvrira encore une plaque minuscule « Cour Isaac Newton ». Au temps où il n’y a pas encore de lieu de culte stable, le petit Nicolas Vekemans est baptisé au pied d’un grand arbre et l’on chante, entre autres, « comme un arbre dans la ville » du déjà célèbre Maxime Le Forestier. En 2020, l’arbre se dressera toujours fièrement, lui qui a été arrosé par quelques gouttes d’un baptême catholique.
Après la descente de quelques larges marches, ou la boucle sympathique d’une rampe de contournement, on croise la ruelle Dédale du nom de l’inventeur légendaire du vilebrequin. Ne pas s’imaginer un labyrinthe, non c’est seulement une courte voie toute droite avec un petit diverticule. Dans la ruelle Dédale s’installe Nino et son restaurant italien, déjà une légende à Leuven.
On reprend la descente. À gauche, courte galerie avec vitrines d’affichage et bien vite une wasserette. Tenue par une gentille dame argentine. Elle aura bientôt un bébé et lorsqu’on l’entourera pour la complimenter, elle déplorera : « il ne faut pas me féliciter, c’est une fille » !
Plus bas, dans le même bloc, c’est le Mitcho. Le café des pionniers. Mitcho : la petite miche de pain dans le wallon d’ici. Connu surtout pour les deux filles de la maison : Francine et Pierrette, 16 ans et un peu plus. Elles feront une belle carrière comme comédiennes, et particulièrement douées pour les chansons coquines. La terrasse du Mitcho est aussi un espace de conversations sérieuses avec Henri et Ginette très engagés dans les préoccupations sociales de la région. En passant devant la maison on fredonnait une petite chanson « C’est le tango du Mitcho ». Lorsqu’en 1973 les chimistes arriveront à Louvain-la-Neuve, leur souffleur de verre s’attablera sur le coup de 17 heures pour y reprendre sa respiration.
En face le CRU Centre Religieux Universitaire. C’est l’extension néolouvaniste du CRU Louvain dont la fondation comme Centre Saint-François remonte à 1958. Jusqu’en 1971 (plus tard les autorités redéfiniront son rôle) il a été prévu qu’il continuerait son rôle de secrétariat local de la Paroisse Universitaire qui s’étendrait sur les 3 sites UCLouvain (Leuven, Woluwe, Louvain-la-Neuve). Au rez-de-chaussée un grand espace est prévu comme chapelle provisoire (il y eut au moins un mariage). En 2020 c’est devenu le bar de la Lux ! À droite en entrant, un petit espace de méditation, avec Bible. C’est là que plus tard sera montée avec Philippe Deschamps (orthographe ?) l’émission zéro de TVCom. En octobre 1972 il y a douze kots et deux studios pour membres du personnel UCL. Comme les autres bâtiments de ce lot, chaque logement dispose d’une douche individuelle. L’architecte est Jean-Louis Lemaître.
L’accès au Lot 2 dont Lemaître a la responsabilité est protégé par une galerie couverte. Un peu plus bas que le CRU, c’est la CGER. La caisse d’épargne jadis représentée par une ruche, accessible dans les bureaux de poste, et dont les instituteurs récoltaient souvent les cotisations écolières, devient petit à petit une banque. C’est le dévoué Pierre Mottin qui en est chargé dans la ville nouvelle. Il est remarqué pour sa difficulté à écrire des chiffres 2, il doit s’y reprendre plusieurs fois. La CGER a une mission civique : faire retrouver aux jeunes l’esprit industrieux de la nation belge. Il a deux fidèles collaborateurs, et cherche toujours à faire plaisir, suivant en cela l’institution mère qui assure par ses prêts une grande partie du financement de Louvain-la-Neuve.
Enfin au bas de ce bout de rue, la Pharmacie. Tenue par Madame Clapuyt et certains jours par son mari. Ils viennent du quartier Nord de Bruxelles, près du canal, et ont été au cœur de la résistance contre la destruction systématique de 50 hectares et l’expulsion de 15 000 habitants. Le passé des pharmaciens rend les voisins sensibles aux luttes de quartiers dans le monde, comme celui des Marolles à Bruxelles ou du bidonville de Prato Rotondo à Rome.
La Pharmacie marque la limite du Louvain-la-Neuve de l’automne de 1972. Une palissade de planches, quelques emplacements de parking, c’est la rue des Liégeois. La Place des Wallons n’est encore qu’une promesse. Elle est annoncée comme une « chambre urbaine ». À l’abri des courants d’air ? Le premier immeuble-tour est annoncé au nord de la rue puisqu’il est prévu qu’à LLN « des tours ponctuent le paysage » (au moins une dizaine), afin d’obtenir une densité de 50 000 habitants. Mais ce sera « un point c’est tout ». L’expérience de tour sera décevante mais elle a marqué l’histoire. Là se termina sans combat la guerre des radios libres, les pouvoirs publics renoncèrent à les entraver.
Face à la pharmacie, le Cercle Industriel (CI) apparaît comme un petit château marquant l’avancée la plus occidentale de la cité. Les occupants apprécient son allure mais à l’intérieur c’est un peu plus compliqué. Salle des gardes, oubliettes, escalier de donjon ! La construction de la chapelle de La Source n’est pas encore prévue et le CI devait marquer l’entrée du quartier Sciences.
Avec ceux du Maphys les responsables du CI jouent un rôle important dans les premiers mois de Louvain-la-Neuve et de l’année qui a précédé. Le CI a trois co-présidents. Deux sont très présents et actifs à LLN : Pierre Humblet et Bernard Lorent.
Le CI gère aussi un service de vente. Impression de cours par le SICI. Au temps des calculatrices HP et des règles à calcul, une vente temporaire de casseroles !
La plateforme au-dessus du lieu de vente accueillera un jour un canard. Acheté ou volé au marché de Wavre ? L’enquête n’a pas abouti. Mais le canard devint célèbre. On lui offrit en passerelle une longue planche passant au-dessus de la rue des Wallons et lui donnant accès à une piscine en boudins sur la plateforme au-dessus de la CGER. L’eau est préparée pour les ébats des demoiselles des kots au-dessus de la Pharmacie. Elles louent gentiment leur droit d’accès. Les allers-retours du volatile deviennent une attraction pour les passants.
Au-dessus de ces lieux de services et de rencontres, de la Pharmacie, de la CGER, du Mitcho, du Restaurant italien, il y a des kots, studios et appartements que chacun peut louer individuellement à l’UCLouvain (y habitera le Père Édouard Boné, ancien recteur des Facs Namur). Entre la rue des Wallons et l’avenue Lemaître, et entre la rue des Wallons et la ruelle Saint-Eloi qui rejoint la Place Galilée assez parallèlement à la rue des Wallons.
Arrivés à la rue des Liégeois (au-dessus de la Chapelle de la Source de 2020), on tourne à gauche et l’on contourne le Cercle Industriel. Plus tard l’entrée du CI sera agrémentée d’une vespasienne. On se retrouve dans la ruelle Saint-Eloi.
Sur la droite un long bâtiment à deux ou trois étages. Studios et appartements strictement rectangulaires. Chambres, salle de bain, living, terrasses assez spacieuses.
Un passage couvert unit le centre de la ruelle et la Place des Paniers et ouvre la vue sur le Centre Sportif Étudiant (CSE). Des logements prévus pour 18 étudiants, des locaux d’animation. C’est la promesse que le sport sera bien au cœur de la ville nouvelle. Et dès 1976, la première édition des 24 heures/vélo fera entrer le CSE dans la création d’un folklore original. Merci particulier à Benoît Debatty, Hugues Michaux, Luc Dejaeger, André Gheyssen. Dans la suite ce lieu hébergera la coopérative alimentaire CIDEC et beaucoup plus tard le kot Erasmus organisant l’accueil des étudiantes et étudiants du projet d’échanges européen.
Tout autour du CSE les îlots d’habitations sont consacrés à des plateaux de logements étudiants. Une dizaine de chambres avec sanitaires et salle commune. Certains se consacrent à des projets collectifs d’animation culturelle, sociale, religieuse, humanitaire… Ils bénéficient de conditions financières très favorables et d’aide à l’animation. Ils pourront éventuellement être mixtes. Ces appartements communautaires portent le nom de « kots-à-projet » à partir du milieu des années 70.
Passant le long du CSE la rue du Collège traverse la Place de l’Escholier (du nom d’une revue étudiante de haut niveau de l’ancien Louvain), la rue du Collège conduit à l’emplacement du futur Lycée Martin V. Une salle de cette école secondaire servira de bassin de natation de faible profondeur et, ensuite de salle d’exercices. La rue du Collège conduit aussi à l’école fondamentale préscolaire (maternelle, ce que certains appellent encore jardin d’enfants dans les années 70) et école primaire. Le Collège du Biéreau est entré en service dès le début septembre 1972, bien avant les cours universitaires. La sœur Andrée qui assure le transfert d’Heverlee à LLN est décédée en 2020.
Arrivé au chemin creux, la rue Basse rebaptisée scavée du Biéreau, la rue du Collège tourne à angle droit vers l’entrée principale de la Ferme du Biéreau et plus loin à la Rue Goes.
Revenant à la Place des Paniers, on repart vers la Place Galilée par la ruelle du Pont Neuf. Le côté sud de la place est marqué par le talus d’une voie carrossable descendant vers les emplacements de parcage sous la place des Sciences. Personne ne se doute qu’en 2015 on aura l’audace de bâtir sur cet étroit talus le premier immeuble de kots sociaux, dites maintenant publics de la ville. En sortant de la ruelle du Pont Neuf, on peut l’enjamber par un petit pont. C’est l’entrée piétonne principale du LLN habité en 1972. Emplacement pour voitures individuelles et station d’autobus. La première ligne régulière parcourt un triangle LLN-Ottignies centre-Wavre.
En entrant sur la place Galilée par le pont on trouve à droite la superette (on ne prononce pas d’accent) Épécé. Projet financièrement à haut risque de l’Économie Populaire de Ciney, coopérative de la mouvance du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC). La rentabilité économique sera difficile à atteindre à cause de nombreux vols pratiqués par des étudiants peu scrupuleux n’hésitant pas à forcer le passage de la caissière avec des caddies remplis de boissons, légères ou fortes.
À gauche en arrivant sur la Place la Maison Galilée est en préparation, une maison intergénérationnelle, logements et salles d’animation, vouée à la culture scientifique et technique. Elle a donc donné son nom à la place et au sous-quartier Galilée comme le mentionnent les Archives de Toponymie.
La vue s’ouvre sur les deux places siamoises, appelées Pool des Sciences dans les esquisses anciennes, et différenciées ensuite en places des Sciences et Galilée. La bibliothèque, qui en 2017 recevra le Musée L, n’est pas encore fonctionnelle. En longeant la place dans le bloc de la Superette, on passe devant un petit local où la CIACO, coopérative centré sur la papeterie n’est pas encore présente et ensuite une petite pièce prévue pour l’AGL (Association Générale des Étudiants) à Louvain-la-Neuve.
Quelques marches à franchir et voilà le lieu de rendez-vous quotidiens des pionniers, autour de boîtes postales. Pas de délivrance de courrier à domicile. Peu de téléphones. Tous ceux qui logent dans les environs, et tous les groupes permanents, ont reçu une identification numérotée et la clé d’un casier personnel. Le numéro 001 a été attribué au Conseil des Résidents, organe représentatif des usagers de LLN qui deviendra plus tard l’Association des Habitants. En l’an 2000, 30 ans plus tard, le « petit facteur » se souviendra encore de mon numéro 136 ! La galerie des boîtes postales est couverte par un petit toit à deux pentes. Le postier se glisse dans le petit couloir qui lui donne accès par l’intérieur à toutes les boîtes. En 2020 l’ensemble historique est protégé par une solide grille. Une ruche sans abeilles, ni miel, ni cire.
En octobre 72 l’ouverture de la Poste et d’une librairie générale sont encore attendues. Un petit kiosque provisoire calme la soif d’information.
Enfin à la suture entre la place des Sciences au sol rouge et la place Galilée pavée de blanc, deux bâtiments emblématiques. L’un pyramidal (le Chéops, ou la Pyramide) est d’abord consacré au culte de la bière. La brasserie Maes en paie chèrement l’exploitation. Plus tard les deux étages seront aménagés séparément
Bien plus tard ce sera aussi le siège actif de Radio Louvain-la-Neuve. Le souvenir du responsable historique, Vincent Loute, a marqué les premiers résidents. L’équilibrage financier se révèle quasi impossible.
Le restaurant Galilée est un lieu fort de cette époque. Dans l’épopée des restos universitaires. Il succède aux deux Alma de la ville de Leuven. L’Alma 1 sur l’avenue de Alliés (Bondgenotenlaan), entre la gare et la Grand-Place et l’Alma 2 rue Van Even. Mais à Louvain-la-Neuve tous les logements construits par l’UCL disposent d’une cuisine à plaques électriques, le gaz est trop dangereux pour les distraits. Le Galilée est bien fréquenté à midi mais beaucoup moins le soir. Plus tard une grande partie du bâtiment sera dévolu à la Médiathèque (Point-Culture en 2020) et à la Bibliothèque publique et Ludothèque.
On termine ainsi un tour du bloc, de ce qu’on appelait la chaussette, évoquant la rue des Wallons pour la cheville et, pour le pied, les constructions autour de la Place des Paniers et de la rue du Collège.
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